Un réel impact socio-économique

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IMD Competitive Index & Effet 1%

Le schéma ci-dessus vous intrigue ? Il montre la spectaculaire progression de la situation socio-économique de la Norvège (la courbe en vert) et de la Nouvelle-Zélande (la courbe en bleu) en l’espace de cinq ans (1993-1997). Coïncidence ? Depuis fin 1993, dans ces deux pays, le nombre de personnes pratiquant la Méditation Transcendantale a franchi le cap de 1% de la population.

Analyses statistiques à l’appui, les deux experts – Guy Hatchard et Kenneth Cavanaugh – démontrent que, concernant la qualité de la vie dans son ensemble, il y a tout à gagner à s’intéresser à une approche favorisant le développement de la cohérence dans la conscience individuelle et collective. Ce qui, précisément, est le résultat de la pratique de la Méditation Transcendantale.

L’étude menée par Hatchard & Cavanaugh et publiée en 2017 s’est appuyée sur l’indice IMD (Institute for Management Development). Depuis 30 ans, les chercheurs de cette école de management suisse (Lausanne) passent  la compétitivité des pays au crible de multiples critères : depuis le coût de la vie jusqu’au climat social, en passant par la qualité des infrastructures, la dépense en recherche, l’investissement en formation, la politique fiscale, la balance commerciale, la dette nationale… soit une quarantaine d’échelles de mesures.

En 1993, la population de la Nouvelle-Zélande était de 3 525 000, avec près de 35 600 personnes formées à la technique de Méditation Transcendantale (MT), représentant ainsi 1% de la population totale. Pour sa part, la Norvège recensait 4 287 000, pour près de 41 000 personnes formés à la MT, auxquelles s’ajoutait la pratique de quelques 400 personnes formées aux techniques avancées de MT.

A l’aune de l’indice composite IMD résultant de la compilation de 41 indices élémentaires (voir la liste ci-contre), et comparés aux résultats de 44 autres pays, le classement de la Nouvelle-Zélande et celui de la Norvège s’orientaient nettement à la hausse dès 1993.

Parallèlement, le suivi bisannuel opéré par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a confirmé que les changements observés dans ces deux pays à partir de 1993 étaient atypiques, inattendus et statistiquement remarquables, enregistrant cinq années de croissance soutenue, avec un faible taux de chômage et une faible inflation.

Du point de vue statistique, la corrélation entre ce constat socio-économique et l’effet 1% (taux de personnes pratiquant la Méditation Transcendantale) est indiscutable. Selon l’approche rigoureuse de Hatchard & Cavanaugh (avec force outils d’analyses statistiques)*, la probabilité qu’il n’y ait pas de corrélation ou que celle-ci soit faussée est infinitésimale (p < 3 x 10-15  çàd inférieure à 3 sur un million de milliards).

Concrètement, le regain de compétitivité de ces deux pays se manifeste quantitativement et qualitativement. « La production de richesse est distribuée de différentes manières par les canaux économiques actifs dans le pays et par le gouvernement via le processus de taxation et de dépenses. En Nouvelle-Zélande, le remboursement de la dette était une priorité pour le gouvernement. Cela a été réalisé à une échelle massive et sans précédent à partir de 1993. En Norvège, le gouvernement a dépensé beaucoup pour la protection sociale, la santé et l’éducation », constatent Hatchard et Cavanaugh. Et de conclure : « La création de cohérence représente une forme unique d’investissement éthique qui semble non seulement créer les conditions nécessaires pour soutenir la croissance économique, mais aussi pour entretenir ce dynamisme dans l’ensemble de l’économie, bénéficiant ainsi à l’ensemble de la population… de façon durable ».

Première ministre de Nouvelle Zélande Le temps semble leur donner raison puisque récemment encore, Nouvelle-Zélande et Norvège se classaient dans le peloton des pays particulièrement compétitifs selon le palmarès 2019 de l’IMD.

En ces temps de crise sanitaire, la Première ministre de Nouvelle Zélande, Jacinda Ardern, se distingue par l’efficacité de ses décisions et sa gestion de la crise, reconnue à la fois par ses pairs et par les medias. (Courrier International). Au point de pouvoir déclarer dès ce 27 avril, « avoir gagné la bataille » contre la transmission du coronavirus. Ce qui lui vaut d’être intronisée « Sainte Jacinda » incarnant « le leadership qu’il fallait en ces temps troublés » (Financial Times, Les Échos). N’y-a-t-il pas là la démonstration d’un leadership lui-même inspiré par une conscience collective plus éclairée ?

* Référence : Guy Hatchard, Kenneth Cavanaugh. The Effect of Coherent Collective Consciousness on National Quality of Life and Economic Performance Indicators—An Analysis of the IMD Index of National Competitive Advantage. Journal of Health and Environmental Research. Vol. 3, No. 3-1, 2017, pp. 16-31. doi: 10.11648/j.jher.s.2017030301.12

Plus sur l’effet 1% :
son impact sociétal, au delà de la seule sphère économique : Societal violence and collective consciousness: Reduction of U.S. homicide and urban violent crime rates. Michael C. Dillbeck and Kenneth L. Cavanaugh

Les fondements théoriques et les recherches sur cet impact sociétal présenté par l’association Global Union of Scientists for Peace

En vidéo : « Transcendance et changement social : comment générer de la cohérence dans la conscience collective ». Une conférence en ligne de Frédéric Baum, enregistrée le 17 avril 2020.

 

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